Patrimoine

Le Vieux-Saint-Jean (secteur Iberville)

Pont Gouin 03 banqTout près du cœur de la ville commerçante, de l’autre côté de la rive, une autre agglomération bat au rythme de la vie et des saisons. Iberville bourgeonne et se développe autour de bâtiments ancestraux dont plusieurs peuvent encore être observés de nos jours, ou de constructions plus utilitaires maintenant disparues : un blockhaus érigé en 1776 en face du fort Saint-Jean ainsi que deux moulins, l’un sur le Richelieu et l’autre enjambant le ruisseau Hazen. Plus tard, les potiers d’origine américaine Farrar s’établissent à Saint-Jean et ouvrent une poterie à Iberville en 1876 qui sera en activité jusqu’en 1930 et dont la production recherchée contribuera au rayonnement local.

Construit sur les fondations d’une ancienne école, le manoir seigneurial Christie s’élève majestueusement après 1835. Puis, offrant sa façade au couchant, la première église Saint-Athanase se dresse fièrement en 1823. Elle connaîtra au cours de son histoire deux incendies majeurs qui changeront considérablement son allure, mais qui n’ébranleront en rien la détermination ardente des paroissiens à relever le temple religieux de ses ruines fumantes.

Des institutions voient également le jour : c’est le cas du collège des frères maristes qui accueille les garçons dans ce premier bâtiment qui devint le «berceau» des maristes au Québec, le palais de Justice dont la construction suivit la promulgation d’Iberville au rang de chef-lieu du Comté en 1855 et le couvent des Dames de la Congrégation bâti à l’emplacement de l’actuel centre Marguerite-Bourgeoys.

Pour franchir le Richelieu à la hauteur de Saint-Jean et d’Iberville, on construit en 1826 un ouvrage de bois que la postérité fera connaître sous le nom de «pont blanc» en raison de la chaux dont il était enduit. Le pont Jones, à la traversée duquel on sollicitait un droit de passage, est remplacé 80 ans plus tard par l’actuel pont Gouin inauguré en 1917.

Logo_SHHR

Pour en savoir plus

logo-MHR-rgb